SportExpress : il y a trente ans…

Un tennis français qui se satisfait de peu, un Valbuena qui encense Benzema, une ministre qui dit vrai, un fou d’ironman et la fin des pauses-pipi sur les courts… C’est l’actualité du sport vue au travers des mots et des chiffres.

Des mots…

Nostalgie. « Je suis très fier de l’attitude des joueurs, de leur caractère. Ils ont tout donné. On finit sur une note positive (victoire du double). Mais il y a beaucoup de déception. » Cette seule phrase du capitaine Sébastien Grosjean résume l’état du tennis français, éliminé dès le deuxième tour de la nouvelle formule (peu passionnante, il est vrai) de la Coupe Davis. Un p’tit tour et puis s’en va. Dans le même registre, Richard Gasquet, 35 ans, se satisfait d’avoir fini « dans les cent premiers (86e du classement ATP). C’est une grande victoire pour moi et je le pense vraiment. C’est limite la plus belle saison de ma carrière. » Ah bon ! L’autosatisfaction est la règle numéro 1 du tennis français. Au fait, rappelez-vous : « Il y a 30 ans, Forget et Leconte touchaient le Graal » (titre de Ouest-France) et reportaient la Coupe Davis sous le capitanat de Yannick Noah. Nostalgie, nostalgie…

Beau joueur. « Quand je faisais les beaux jours de l’équipe de France, on me léchait les bottes. Par contre, quand on disparaît des radars, c’est Monsieur fantôme. Peut-être qu’il (Noël Le Graët, président de la fédération) a perdu mon numéro. » Satisfait du jugement du tribunal de Versailles et probablement de la condamnation des supposés « maîtres-chanteurs » dans l’affaire de la sexetape, Mathieu Valbuena en a gros sur la patate quant à sa fin de carrière chez les Bleus. N’empêche, il a surpris son monde sur RMC en précisant d’abord qu’il ne mélangeait pas justice et football avant d’affirmer à Jérôme Rothen un surprenant « hommage » à Benzema : « Karim est un super joueur. L’équipe de France a besoin des meilleurs. Je ne suis personne pour dire s’il doit être sélectionnable ou pas. ». Beau joueur ou vœu de réconciliation ? Pas sûr que Benzema, condamné à un an avec sursis, réponde…

Bien dit. « C’est vrai qu’à chaque fois que je vais au stade en tant que ministre, je me dis heureusement que j’ai emmené mon fils au rugby plutôt que football. » Sûr que ça n’a pas dû plaire aux footeux et que ce n’est pas très adroit de la part de Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, qui se doit à ce titre d’une certaine réserve. Mais ça a le mérite d’être dit et bien dit car c’est si vrai que le public du rugby, bon enfant, folklorique et fair-play n’a rien à voir avec les excités des tribunes de foot. Preuve en a d’ailleurs été donnée ce week-end. D’abord avec le Lyonnais Mathieu Bastareaud touché aux deux genoux lors du match contre son ancien club et sorti sur une civière sous les applaudissements du public. Ensuite, dimanche, Neymar, durement blessé à la cheville et lui aussi évacué, a été sifflé par le public de Geoffroy Guichard ! Deux mondes…

… et des chiffres

3+2. Ça a fait polémique, mais ça ne le refera plus. Les pauses-pipi du tennis pendant les matches sont désormais réglementées Trois minutes, pas une de plus, en fin de manche pour se soulager et deux supplémentaires pour changer de tenue. Et en cas de problème médical, ce sera un temps mort de trois minutes par match au changement de côté ou à la fin de la manche. Djokovic et Tsitispas, les deux spécialistes 2021, sont prévenus…

60. C’est le nombre d’ironman (supertriathlon) qu’aura alignés l’Estonien Rait Ratasepp en… 60 jours, du 5 octobre au 3 décembre. Sachant qu’un ironman, c’est 3,9 km de natation, 180 de vélo et les 42,195 du marathon pour conclure, on mesure la performance. « Je crois que le corps humain est conçu pour bouger et avec une bonne préparation, le corps est capable de faire de l’exercice du matin au soir pendants des jours, des semaines et des mois d’affilée. » Bon d’accord, le sport, c’est bon pour la santé. Mais à ce point….

2030. Après Chamonix 1925, Grenoble 1968 et Albertville 1992, la France pourrait pourrait accueillir les Jeux d’hiver en 2030. Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a lancé l’idée en petit comité au mois d’octobre. L’affaire était resté secrète, rapporte L’Equipe, jusqu’à ce que le journal Le Progrès ne l’ébruite. Bien entendu, rien n’est officiel et le CIO n’est même pas au courant. Reste que ce projet ne part pas favori : d’abord parce que Sapporo, Salt Lake City et Barcelone se sont déjà positionnées et qu’ensuite il faudra avoir  »digéré » les Jeux d’été de Paris 2024…

(sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest France, sites internet).

JHD

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