« Le pôle administratif doit être livré pour mars 2017 »

Ce lundi 22 novembre a lieu l’inauguration (partielle) du pôle administratif, le plus long chantier immobilier chartrain depuis la construction de la …cathédrale au XIIème siècle…

Avec le soutien de L’Écho républicain, Jean-Pierre Gorges va en faire des tonnes pour dire l’extraordinaire réussite de l’entreprise, alors que le fiasco est évident, et avec des surcoûts ahurissants payés par les contribuables de Chartres et de son agglomération.

Le chantier du futur pôle administratif bat son plein (sic)Les Chartrains peuvent voir que les travaux avancent bien. La cité administrative doit être livrée pour mars 2017« , affirmait Gorges dans un article du même Écho daté du 10 décembre 2015, signé Simon Dechet.

À l’arrivée, près de cinq ans de retard… Somme toute, si Gorges et Masselus (l’adjoint en charge du suivi des travaux du pôle) avaient travaillé dans le secteur privé, ils auraient été « remerciés » depuis belle lurette…

19 Commentaires

  1. @Gaël « … quand on voit l’état de l’hôpital de Chartres …  »
    Effectivement, quand on rend visite à un résident de l’EPHAD du Val de l’Eure, on est atterrés par l’état des abords: des bacs à fleurs désespérément vides depuis des années, des jardins intérieurs qui ne sont plus entretenus, des bancs (à l’arrière du bâtiment, côté parc) cassés et inutilisables, voire dangereux.
    Les personnes âgées qui vivent leurs dernières années dans ces établissements n’ont-elles pas droit à un environnement agréable, fleuri, à des équipements décents pour profiter du soleil ?
    Combien çà coûte, quatre bancs, quelques fleurs, des arbustes … ? Plus de 60 millions d’euros, peut-être ?
    Certains me répondront: ce ne sont pas les même budgets. Je m’en fous !!!
    Cet EPHAD, comme celui de l’Hotel-Dieu, dépend des Hôpitaux de Chartres, dont Jean-Pierre Gorges est Président du Conseil de Surveillance.
    Au delà des budgets, il y a avant tout une volonté politique, des choix qui peuvent conduire à mettre 60 millions dans une mairie et à ne pas mettre 5000 balles, en étant large, dans des aménagements simples.
    Mais Gorges n’en a rien à faire des vieux en EPHAD. Ils ont pourtant eux aussi « fait » Chartres: employés, commerçants, ouvriers, fonctionnaires, entrepreneurs… Ils faisaient Chartres bien avant que le Maire et ses sbires ne s’arrogent tous les pouvoirs. Mais ils ne votent plus, les vieux des EPHAD. Ils ne font pas partie des 4321 électeurs qui ont laborieusement installé Gorges sur le trône pour six années supplémentaires. Alors, il vaut mieux flatter les gogos dénichés par L’Echo, qui se mirent dans la façade vitrée du nouveau centre administratif.

  2. @Noël Billard
    Bien vu ! Peut-être en lien avec le look « barbudos » adopté depuis peu par le « lider maximo » local.

  3. Je pense que le commentaire de Spunk est plein de bon sens et démontre la réelle déconnexion de nos élites. Certes la nouvelle mairie fait moderne avec plein d’écran plat partout mais elle est bien sans personnalité et sans âme. Nous faire croire qu’elle est adapté à nos besoins c’est un doux mensonge. Quels citoyens a demandé la centralisation des services au lieu des services de proximité, quels citoyens a demandé que l’on supprime une mairie qui était un lieu d’échange grâce à ses expositions en une forteresse de verre ? En parlant du bâtiment, je ne sais pas comment Mr Le Maire gère les fortes températures d’été et les basses températures d’hiver mais chaque citoyen gère ses problèmes de températures en fermant ses volets pour garder la fraicheur de la nuit l’été et économiser du chauffage l’hiver. Je plains sincèrement les employés municipaux qui seront collés aux vitres l’été en plein soleil avec la clim à fond… Et que dire de cette salle du conseil municipal que même une entreprise du CAC 40 aurait l’indécence de se construire. Oui je dis bien indécent car quand on voit l’état de l’hôpital de Chartres, je pense qu’il aurait plus intelligent de construire un nouvel hôpital.

  4. J’y suis passé, bah on a perdu les deux grandes salles qui étaient utilisées par les associations ( la grande salle multiusage qui servait pour des expos, ventes associatives, spectacle et autre) et la salle du conseil qui servait ( qd il n’y avait pas de conseil) de salle de spectacle, conférence et même bal. Bref on a perdu la convivialité pour gagner de la prétention. Ce qui est rigolo c’est que ce bâtiment a mis tellement de temps à se faire qu’il n’est déjà plus à la mode architectural( on est entre du Matrix petit budget et du Jacques Tati).

  5. Si l’on en croit les chiffres officiels (montant des marchés) transmis aux élus Chartres écologie, le montant, encore provisoire car incomplet, de la réalisation du pôle (travaux, honoraires et mobilier) s’élève à 64 millions d’euros HT, non comptés les VRD et espaces verts (6 millions), loin des 48 millions déclarés par Monsieur Masselus…

  6. Il faudra aussi intégrer aux différents surcoûts les dégâts occasionnés à l’hôtel Montescot où les travaux du centre administratifs ont provoqué des fissures impressionnantes dans les murs.
    Aucune trace de cela dans les médias locaux

  7. Là l’écho républicain s’est dépassé…Ils ont réussi à trouver un parisien qui était là le jour de l’ouverture pour venir faire son passeport parce que c’est tellement mieux à Chartres et pour nous faire l’honneur de sa présence… d’habitude ce sont les Chartrains qui vont à Paris (pour bénéficier de soin par exemple) mais là grâce au merveilleux pôle administratif le flux migratoire va s’inverser… comment les lecteurs ne peuvent-ils pas flairer le gros pipeau ?

  8. Ajoutons à la liste des dégâts, la destruction du jardin pourtant classé « espace à préserver », ravagé par l’installation de « skydom » ! On est loin, très loin, des « jardins à la française agrandis et redessinés (…) » ??? L’espace toujours grillagé de clôtures de chantier, avait aujourd’hui pour ornements d’énormes sacs de gravats ! Le coup de pub précipité d’actu.fr a tout de l’article de commande !

  9. Actu.fr dit n’importe quoi sans aucun sens critique ni connaissance de l’historique du projet :
    • Frais de justice pour éviter l’annulation du permis qui était non conforme au Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur de Chartres
    • Avis défavorable de la Commission Nationale des Monuments Historiques
    • Deux enquêtes publiques pour « sortir » le projet du secteur sauvegardé et le rendre réglementaire
    • suppression inexpliquée du parking souterrain pourtant construit en partie
    • etc
    et si on ajoute le coût des diagnostics des bâtiments riverains, des avis dans la presse, des changements de programme, on dépasse très largement les 48 millions d’euros !
    Et quid des nuisances dans le quartier et du manque à gagner des commerçants riverains !
    Soyons sérieux ! Il n’y a pas de quoi être fier !

  10. @Bernard

    Le Pôle Administratif de Chartres a ceci d’unique en ce qu’il sert d’écrin à ce que la France entière envie à Chartres : son Jean-Pierre Gorges.

    Qui dit mieux ?

  11. Quiconque se rendant sur Google Maps peut voir, en utilisant l’historique de StreetView, que les « perspectives » sur l’Hôtel Montescot et ses jardins étaient nullement « masquées » …

  12. « (…) de nouvelles perspectives sur ce patrimoine et son jardin qui étaient jusqu’alors masquées. Elles offrent aussi de nouvelles pénétrantes dans le quartier. Les jardins à la française (créés en 1962) ont été agrandis et redessinés pour donner davantage de majesté à la façade Sud de l’hôtel. » ??? Un reportage sur site ??? Un copié/collé ???

  13. Circonstance atténuante pour l’EPR : il s’est écoulé près de quinze ans entre le chantier de Flamanville et la précédente centrale nucléaire avec tout ce que cela entraîne en pertes de compétences.
    En comparaison, les constructions de bâtiments du tertiaire ne se sont jamais interrompues sur un tel laps de temps.

  14. A premières impressions : les témoins volontaires désignés d’office méritent bien un petit cadeau : une tyrolienne au-dessus des boulevards ou un pommier planté dans le futur verger de Rechèvres.

  15. JPG est toujours en phase avec la politique nationale : Pôle administratif dépassant les délais avec des surcoûts faramineux, toutes proportions gardées, c’est la même situation qui caractérise la construction de l’EPR de Flamanville.

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