Allons Enfants communique : « Ne perdons pas cinq ans de plus ! »

En 2017, Allons Enfants se présentait pour la première fois aux élections législatives. Nous portions alors une cinquantaine de candidatures de moins de trente ans – un record dans la Cinquième République. Nous étions alors animé.es par la conviction que si la jeunesse se désintéressait de la politique, c’était essentiellement parce que la politique ne s’intéressait pas à elle.

Cinq ans plus tard, rien n’a changé !

Cinq ans plus tard,la jeunesse est encore exclue des grandes institutions de notre pays. Seuls 4 députés ont moins de trente ans. La moyenne d’âge de la représentation nationale est encore de 54 ans, bien supérieure à la moyenne d’âge de la population générale. Comment, dès lors, ne pas être la sempiternelle oubliée des politiques publiques ?Celuiqui se targue éhontément d’être le Président des jeunes, n’aura eu de cesse que de rompre toute concertation, de mépriser toute opposition. “Baissons-leur les APL, refusons-leur le RSA-25 ans ”. La catastrophique gestion de la crise sanitaire n’aura été qu’une (inutile, nous nous en serions bien passé.es) démonstration supplémentaire du mépris et de l’oubli des jeunes.

Cinq ans plus tard, les clivages politiques radicalisent plus que jamais le débat public et effacent la retenue et la nuance si nécessaires et utiles lorsque l’on fait de la politique. Ils annihilent les thèmes qui intéressent directement la population et banalisent l’injustice.

Cinq ans plus tard, les ministres qui jadis représentaient  la promesse républicaine d’une éducation éclairée et l’excellence universitaire française mènent aveuglément une chasse dégradante et absurde contre l’abstrait concept de l’islamo-gauchisme. Par complaisance, ou pire, par basse “stratégie” électoraliste (l’un n’exclut pas l’autre en somme), nos leaders ont laissé l’extrême droite gagner la bataille culturelle des idées et dicter son agenda politique et médiatique.

Cinq ans plus tard, rien n’est finalement “great again”, et certainement pas le climat. Nous supposions jusqu’alors qu’ils n’étaient qu’égoïstes : nos dirigeantes et dirigeants, bien plus âgées que nous, ne subiraient pas la raréfaction de l’air pur, la dégradation considérable de notre santé, les exils liés à la submersibilité des territoires. Ils ne peuvent même plus être taxés de seul égoïsme : comme nous, ils subiront de plein fouet la dégradation de notre environnement. Comme nous, ils entendent les scientifiques, les experts, les associations et les citoyen.nes. Mais contrairement à nous, qui sommes dans la rue, ils ne font rien. Cinq ans durant, ils n’ont rien fait face à un système économique polluant et destructeur.

Cinq ans plus tard, il est temps de faire entrer la jeunesse à l’Assemblée nationale  !

Quant à nous depuis cinq ans, nous avons profondément évolué. Nous avons rencontré des jeunes engagé.es et d’autres moins, des professionnel.le.s, des élu.e.s, des associations. Partout en France, et à toutes les élections intermédiaires, nous avons présenté de jeunes candidates et candidats pour porter nos valeurs d’inclusion, d’écologie et d’Europe. Nous nous sommes ainsi formés, nous avons échangé, discuté, débattu et par cela, nous avons grandi. Cinq ans plus tard, nous avons la ferme conviction que le débat démocratique sain et apaisé, ainsi que nous le vivons à Allons Enfants, est la clé pour construire un avenir désirable. Depuis cinq ans, nous élaborons et éprouvons un programme politique complet, ambitieux et raisonné pour 2022. Durant cette campagne, nous voulons rassembler les jeunes et moins jeunes citoyen.nes, souvent déçu.es de la politique, pour impulser une véritable dynamique intergénérationnelle, signe de renouveau démocratique. Nous désirons porter un projet politique innovant, inclusif et jeune proposant de nouvelles méthodes plus démocratiques, citoyennes, en dehors des luttes partisanes. Il y a 577 sièges à l’Assemblée nationale. Ils ne demandent qu’à être occupés. La jeunesse est une force pleine de ressources et de compétences, elle est l’avenir de notre pays. Il est temps de lui permettre d’être pleinement active et intégrée à la vie politique française.

Parce que notre société évolue, mais que la classe politique ne se renouvelle pas, Allons Enfants se lance à nouveau dans l’aventure et présentera en 2022 des candidats et candidates de moins de trente ans dans toute la France, en vue de constituer la nouvelle génération de député.e.s.

L’Eure-et-Loir doit aussi voir son paysage politique se renouveler : mêmes candidats et candidates aux différentes élections, cumuls de mandats, politicien.ne.s de carrière et qui ne changent pas leurs positions malgré les évolutions de la société. Etre élu-e localement ne se résume pas à rencontrer nos concitoyens seulement au moment des élections. Changeons de méthode, changeons de visage. Considérons réellement toutes les générations. Il ne suffit pas de manger une fois à la cantine pour prétendre connaitre et représenter les jeunes. Dans notre département, nous devons plus que jamais nous emparer des sujets environnementaux, trouver des solutions contre nos eaux trop polluées, lutter contre le projet d’autoroute, lutter contre la bétonisation, soutenir une agriculture moins polluante… Nous serons présent.e.s pour construire l’avenir avec vous et pour vous !

Contacts :
Margot Scherer, attachée de presse
presse@partiallonsenfants.org
07 49 89 95 17

Sigismond Boeuf, responsable antenne région Centre
sigismond.boeuf@partiallonsenfants.org
07 68 13 13 66

1 Commentaire

  1. Le cursus politique hormis « nouveau monde en 2017 » est long sauf pour les énarques pistonnes comme Huwart III, il est donc logique que les jeunes soient présent à l’assemblée nationale. Le renouvellement doit se faire par le local et il est vrai que l’Eure et Loir est très en retard, on peut le voir aux élections départementales et régionales. La solution passe par la limitation du nombre de mandats consecutifs.

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