Hebdosports : le bon temps des stades vides…

Le foot et la violence, un cycliste colombien qui s’interroge, un  »champion » français en tennis et un prince héritier qui vise les Verts… L’actualité sportive vue au delà du simple résultat.

22 août, Nice-Marseille, derby de la Méditerranée : sur le terrain, tout se passe bien. Enfin, presque… Car à chaque corner en faveur de l’OM, le tireur se voit bombardé de divers projectiles. Et ce sera finalement, le Marseillais Payet qui, dans un réflexe, renverra à l’envoyeur la bouteille qu’il a reçue. Un geste qui déclenchera l’ire des supporteurs niçois. La suite on la connaît : envahissement du terrain par quelques excités qui accuseront l’international français de les avoir provoqués et donc d’avoir déclenché les échauffourées. Les sanctions tomberont quelques jours plus tard : match à rejouer à huis-clos, plus deux autres sans public et deux points de pénalité pour Nice. Le strict minimum… Comme si la commission de discipline n’avait pas voulu mettre un peu plus d’huile sur le feu.
Samedi dernier, rebelote. Mais cette fois, à l’opposé de l’Hexagone. A Lens, qui recevait le voisin, dans son antre de Felix-Bollaert, stade où le public est, dit on, le meilleur de France. Tu parles ! A la mi-temps, envahissement du terrain par des énergumènes vociférants, « Dogues » (les supporteurs de Lille) enragés , dans leur tenue torsepoil favorite, bagarre à coups de siège arrachés. Résultat : six blessés (dont un ado de 15 ans) et deux interpellations… et un match qui, contrairement à ce qui s’était passé sur la Côte d’Azur quatre semaines avant, a pu reprendre comme si de rien n’était… Et tout çà pour quoi ? Juste pour un tifo (banderole) des Lensois « Lillois Merda ». Un « chambrage classique », écrit L’Equipe. Certes, mais jugez le niveau de cette réponse au tout aussi désolant « We love Lille, we hate Lens » d’octobre dernier en terre lilloise. Que de gentillesses débiles
Bien entendu, comme à Nice où le président trouva des excuses à ses supporteurs, les dirigeants lensois ont tenu à se dédouaner, ce tifo n’étant pas celui qui leur avait été proposé… Ben tiens ! Le club « Sang et Or » écopera lui aussi de matches à huis clos, en attendant le complément d’enquête.
Six journées de championnat seulement et déjà deux matches pourris par des imbéciles (on est gentil…) qui attendent la moindre occasion pour déclencher la baston et montrer le mauvais visage du football. Ah, qu’il semble loin le « bon temps » des confinements, des tribunes vides, des stades déserts qui résonnaient seulement des appels de balle sur le terrain, des directive des entraîneurs sur le bord de touche, du bruit sourd des frappes, des rebonds du ballon, du souffle des joueurs…
C’était le bon temps…

Et à part çà…

Occasion. Il y aurait de l’eau dans le gaz chez Ineos. Vainqueur du Tour 2019 et du Giro 2021, considéré comme le fer de lance de l’équipe cycliste, Egon Bernal n’aurait pas apprécié de ne pas être l’unique leader pour la Vuelta (seul grand Tour manquant à son palmarès) mais encore de l’absence de véritable stratégie. Et comme il voit arriver quelques jeunes britanniques prometteurs, le Colombien se demanderait (selon la presse italienne) si ce ne serait pas le moment de changer d’air. On imagine que quelques teams sont à l’affût de cette occasion…
Savoir faire. Pour être honnête, on s’est souvent moqué dans cette chronique du manque de résultats du tennis français incapable de nous faire vibrer en Grand Chelem et que se contente de quelques bons coups dans des tournois mineurs. Et pourtant, il y a bien eu un Français vainqueur à l’US Open. Entraîneur du Russe Daniil Medvenev , tombeur de Djokovic, Gilles Cervara a, à sa manière, démontré que le tennis hexagonal avait un savoir-faire. Allez, on se console comme on peut…
Top 5. Lorsqu’il a reçu les médaillés olympiques et paralympiques, Emmanuel Macron a clairement dit que les résultats n’avaient pas été à la hauteur et qu’il attendait mieux pour 2024, à savoir une place dans le Top 5 des récompenses. On ne sait pas si l’athlétisme s’est senti visé. Toujours est-il qu’après sa seule médaille à Tokyo (Kevin Mayer au décathlon), l’athlétisme a vu Florian Rousseau, directeur de la haute performance, faire ses valises juste après le départ de d’Anne Barrois, la DTN. « On va rebâtir un esprit équipe de France », a déclaré André Giraud, le président de la FFA. Bon courage…

Et pour la bonne bouche…

Karma. Il y a bien sûr le Qatar avec le PSG, les Etats-Unis avec l’OM. Il y a le Luxembourg de l’homme d’affaires Gérard Lopez à Bordeaux après avoir été à Lille ; il y a eu la Chine à Sochaux et à Auxerre. Et maintenant voilà l’Inde. Et pas n’importe quel investisseur : juste le prince héritier Norodom Ravichak qui s’intéresse à une légende du foot français : Saint-Etienne. Si ça se concrétise, souhaitons aux Verts, mal partis en Ligue 1, de retrouver le bon karma…

(sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, sites Internet).

JHD

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