Hebdosports : mythes, légendes et… météo

Un coup de gueule, des silences, un pilote précoce, des femmes et des hommes à Roland-Garros… L’actualité du sport vue au travers des mots et des chiffres.

Des mots…

L’essence du sport. « Continuer à nier la nature guerrière du sport est inquiétant à plus d’un titre. Une ascension devient mythique par la grâce d’un exploit individuel ou de sa propre cruauté… » C’est le coup de gueule d’Alexandre Roos (L’Equipe, 25 mai) qui n’a pas apprécié que l’étape reine des Dolomites sur le Giro soit amputée et réduite de 212 à 153 kilomètres. Il n’est pas le seul, Romain Bardet ayant également fait part de sa déception. Tout ça parce que les organisateurs ont estimé que la météo pluvieuse (« conditions extrèmes », ont-ils communiqué) mettait en danger la sécurité des coureurs. Deux cols ont été rayés… Mais, comme s’interroge le journaliste, pourquoi pas le troisième aussi haut et pentu que les deux autres… Alors outre le fait que cette étape escamotée a peut-être privé le Colombien d’une victoire de prestige, on peut s’interroger sur ces décisions sécuritaires qui peuvent désormais priver le sport cycliste de ces homériques chevauchées. Ne se souvient-on pas encore de celle, dantesque, de Bernard Hinault dans Liège-Bastogne-Liège sous la neige et le froid, de ces visages de boue aux arrivées de Paris-Roubaix… En forçant le trait, on peut donc se demander s’il ne faudra pas raboter des étapes en cas de trop grosse chaleur… Ce  »verdict » écrit encore Alexandre Roos « participe à un climat (NDLR : sans jeu de mots) général qui a tendance à attaquer au bélier l’essence du sport : le combat du cycliste face à la nature, le dépassement de soi dans des éléments contraires, une allégorie de quelque chose de supérieur, intangible, qui nous inspirent tous et nous font aimer le sport. » Et surtout le cyclisme et ses légendes…

Silences. « On est souvent à répondre à des questions qu’on nous a déjà posées (…) ou des questions qui amènent du doute dans notre esprit. Je refuse de me soumettre à des gens qui doutent de moi. » La Japonaise Naomi Osaka ne participera pas aux conférences de presse de Roland-Garros… et espère que les gains des amendes seront reversées à une association sur la santé mentale. Quant aux journalistes japonais qui ont fait le voyage porte d’Auteuil, ils en seront pour leur frais. D’autant plus que plutôt de risquer des sanctions et une éventuelle exclusion, la numéro deux mondiale a préféré renoncer d’elle-même et a quitté lundi soir Paris par la petite porte…

La vie en rose. « J’aime bien quand le compteur tourne. Quand ce n’est pas le cas, ça me met des nœuds à l’estomac. Là, ça montre que l’équipe va bien. » Et tout va bien dans l’équipe cycliste Groupama FDJ dirigée par Marc Madiot : trois sprints et victoire finale en Mayenne pour Arnaud Demare et, cerise sur le gâteau, un Maillot Rose porté trois jours au Giro par le Hongrois Attila Valter. Ça fait oublier les soucis et les forfaits de Thibault Pinot. Allez, vivement le Tour de France…

… et des chiffres

17. Il aura dix-huit ans le 20 août. A 17 ans, Theo Pourchaire, lauréat de la course de F2 à Monaco, est devenu le pilote auto le plus précoce dans une compétition de ce niveau. Mieux que le Britannique Lando Norris, récent 3e du GP de Monaco. De la graine de champion…

30. En secondes, c’est le temps qui a séparé dimanche les arrivées de la 1ere étape du Dauphiné (Van Moer en solitaire) et de la 4e des Boucles de la Mayenne (Demare au sprint). Le souci, pour les fans de vélo, c’est qu’il a fallu jouer de la zappette pour ne rien rater des derniers kilomètres de ces deux épreuves retransmises l’une sur France 2 et l’autre France 3. Au sprint…

128. Jusqu’à présent, elles étaient 96 à participer au tournoi féminin de Roland-Garros. Désormais, elles seront 128, autant que ces messieurs. Et pour les prix (ou primes, c’est comme on veut) empochés (ées), même s’ils sont en baisse (moins 12,5%) en raison de la crise sanitaire, c’est kif-kif entre hommes et femmes, soit 1 400 000 euros. Quand on vous dit que la cause féminine avance même en sport…

350. En milliers d’euros, c’est le salaire mensuel (brut) estimé que toucherait Christophe Galtier pour traverser l’Hexagone de Lille à Nice. A Lille, c’était 180 000. Il est vrai que le club de la Côte d’Azur a quelques arguments : il est la propriété depuis 2019 du milliardaire anglais, Jim Ratcliffe, patron d’Ineos, qui a les budgets les plus lourds du peloton cycliste et qui compte bien faire « fortune » (sportive, bien sûr) en foot. Lille-Nice, c’est 1150 kilomètres et ça vaut bien une belle augmentation…

(sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France, sites internet)

JHD

1 Commentaire

  1. ..encore des chiffres :
    De 5 à 7 : non ce n’est pas le type d’activité physique que vous croyez..c’est la rétrogradation de Romain Bardet au classement général entre la 20è à la 21è étape du Giro. Les Français n’aiment pas le contre la montre, alors, Romain, tu n’as plus qu’à assumer.

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