Moi aussi, j’ai eu la Covid 19…

Pour compléter la correspondance de Mathilde, qui nous avait fait partager son expérience de Covid 19 en Corée du sud lors du premier confinement, voici la mienne.

Je pense avoir attrapé le virus dans le cadre de mon travail, malgré la mise en place d’un protocole sanitaire et les moyens de le respecter (masques, gel…) mis à la disposition du personnel.

J’ai ressenti une grande fatigue, des courbatures et une pointe entre les omoplates, un samedi. J’ai mis ces symptômes sur le compte de la fatigue de fin de semaine, tout en gardant à l’esprit que la veille, j’avais appris que deux collègues ayant été prises de maux de tête et de symptômes grippaux, elles étaient en arrêt de travail dans l’attente du résultat de leur test virologique.

Le dimanche matin, après une nuit quasi blanche, j’ai acquis la certitude que j’étais malade. Ma principale préoccupation était la question du lendemain. Mon état était-il dû au virus ? Après tout je pouvais juste souffrir d’un état grippal. Mais si je me rendais au travail en étant positive, n’allais-je pas contaminer mes collègues ?

Le coup de téléphone d’une agente de l’ARS dès 9h30 m’a délivrée. Elle m’a appris que j’avais été déclarée « cas contact » par l’une de mes collègues testée positive et que je devais m’isoler. Elle a pris le temps de discuter, de m’expliquer les procédures à respecter et de se soucier de mon état de santé.

Le lendemain, je passais le test et en obtenais le résultat deux jours plus tard : positif. J’avais beau m’y attendre, cette annonce m’a abattue sur le moment. Elle n’a fait qu’accroître un effet très désagréable du virus : une certaine confusion mentale, la difficulté à raisonner, à garder les idées claires.

A part cela, fatigue, douleurs musculaires qui ont duré une huitaine de jours. Je pense que mon bon état de santé et mon hygiène de vie plutôt saine ont fait que je suis sortie assez vite de la maladie. Si je la compare à deux épisodes de « vraie » grippe, j’ai moins souffert du virus et moins longtemps. Cependant, j’ai compris que les personnes souffrant de pathologies pouvaient être très affectées par ce virus.

Je ne signe pas ce billet, soucieuse de mon anonymat médical.

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