Hebdosports : fil conducteur

Le Quinze de France de Fabien Galthié a redonné le sourire au rugby français. Pour notre plus grand plaisir. A part ça, le nouveau maillot du PSG fait débat, Corinne Diacre également et Cristiano Ronaldo s’est fait plaisir…

« La seule constante d’une équipe à l’autre, le seul fil conducteur lisible, c’est la capacité des Bleus à se perdre en chemin pour se fourrer eux-mêmes dans la mouise… » Ca, c’était il y a un peu plus d’un an à l’occasion du Mondial japonais quand le Quinze de France se cherchait désespérément sans jamais se trouver. Aujourd’hui, dans le confort de sa retraite, Pierre-Michel Bonnot, l’auteur de ces lignes que nous avions à l’occasion baptisé « Docteur es-rugby », doit ruminer devant son écran. Pensez donc que PMB a dû, près de dix ans durant, se coltiner sur son clavier des avants matches d’illusoires espoirs de renouveau et des après matches d’obsédants réquisitoires d’impuissance. Alors imaginons, la qualité de plume en moins, ce qu’il écrirait aujourd’hui sur ce quinze au rugby français retrouvé. Peut-être quelque chose du genre : « La constante de ces Bleus, leur fil conducteur, c’est leur capacité à (s’) offrir du plaisir et à séduire, à gommer les petites errances de leur jeunesse par une irrésistible envie d’écrire une nouvelle et belle histoire. »

Ainsi donc, après dix années de traversée du désert, le Quinze de France semble avoir retrouvé les grands espaces des pelouses vertes et une place plus confortable dans le jardin du rugby mondial. On en serait presque à de demander s’il ne s’agit pas d’un mirage face à un tel éclat de lumières. Imaginez seulement que pendant les quatre dernières années, Guy Novès puis Jacques Brunel ont utilisé plus de cent combinaisons (104 joueurs), sans jamais trouver la voie alors qu’il n’a suffi que de quelques semaines au duo Fabien Galthié-Raphael Ibanez pour trouver la bonne direction. A quelques exceptions près, ils n’ont pas hésité à renouveler et remodeler l’effectif. Un pari qui s’est avéré gagnant dans cette  »drôle » d’année 2020. Un groupe s’est ainsi formé, fort d’un adroit mélange d’expérience et de jeunesse, de collectif et de talent, de sérieux et de joie, de rigueur et d’improvisation. Tout ce qui caractérise le rugby à la française, celui du  »French flair » tant redouté, celui du talent et du culot de la charnière Dupont-Ntamack. Jonathan Sexton, l’expérimenté meneur de jeu irlandais ne s’y est pas trompé : « On savait que les Français avec les joueurs qu’ils ont peuvent marquer un essai à partir de rien. C’est un peu comme jouer les All Blacks ».

Bien sûr, il y aura des doutes, des coups d’arrêts comme celui de la défaite en Ecosse. Bien sûr, il reste à corriger : ces périodes d’absences, cette défense encore trop perméable (13 essais encaissés et moins bonne défense du Tournoi juste devant l’Italie…), cette indiscipline récurrente (14 pénalités samedi…), ces pick-and-go pas encore efficaces…

Mais bon, contentons-nous de cette deuxième place qui en vaut une première* dans le Tournoi et savourons le moment présent en regrettant seulement que cette crise sanitaire ait rayé du programme la tournée automnale, théâtre de confrontations avec les nations du Sud. Ce sera pour une autre fois et d’ici là les Bleus auront pris – souhaitons leur – une nouvelle dimension en suivant leur fil conducteur.
*A égalité de points au classement, Angleterre et France sont départagées par le goal-average général (différence points marqués et encaissés) et non plus au goal-average particulier. Car dans ce cas, compte de leur succès contre les Anglais, les Français auraient été déclarés vainqueurs…

Fou foot

Ambiance. Le torchon n’est pas loin de brûler chez les footteuses. Critiquée pour n’avoir pas sélectionné Amandine Henry, Corinne Diacre se voit maintenant reprocher sa gestion humaine notamment son autoritarisme et son comportement. Au point que la gardienne Sarah Bouhaddi a décidé de se retirer de l’équipe de France tant que la sélectionneuse serait en poste. « Gagner un titre avec cette sélectionneuse me paraît impossible » a-t-elle commenté. Bonjour l’ambiance…

Douceur angevine, suite. Décidément le football à Angers n’est pas un long fleuve tranquille. Après la mise en examen de son président Saïd Chabannes pour agressions sexuelles, la condamnation pour exhibitionnisme du joueur El Melali, c’est au tour de Stéphane Bakoken, l’un des piliers du SCO, d’être condamné pour violences, insultes et menaces de mort à l’encontre de son ex-épouse. Et en prime, suspension de son permis pour délit routier. A qui le tour..

Couleur. Début de polémique au PSG : le maillot porté par les Parisiens à Istambul et à Nantes n’est pas du goût de tout le monde. Certains supporteurs estiment qu’avec ce grenat avec manches blanches et noires et reflets dorés, on en oublie l’emblème historique du club et son maillot barré de rouge, version Daniel Hechter. Ils s’interrogent même sur ces couleurs qui sont celles du drapeau du Qatar. Hé, c’est qui le proprio…

Et encore…

Pas à l’heure. Les organisateurs du Masters de Paris/ Bercy de cette semaine se sont mis le doigt dans l’oeil : c’est en effet Gaël Monfils qui a servi pour illustrer l’affiche. Problème : le tennisman français ne sait plus où il en est (c’est une habitude…) et a mis un terme à sa saison après avoir perdu tous ses matches depuis la reprise post-premier confinement. Pas très à l’heure le Rolex Paris Masters…

Collec’. Testé positif, Cristiano Ronaldo est resté trois semaines en dehors des terrain. Il en a profité pour gérer son « garage » de dix-huit bolides parmi lesquels Ferrari, Lamborghini, McLaren et Bugatti . Et d’ajouter à sa collection, une Bugatti  »Centodieci » au prix de… 8 millions d’euros (hors taxe…) et produite à seulement en dix exemplaires. Et vous, c’est quoi votre collec’..

Privé de Jeux. Le champion du monde du 100 mètres, Christian Coleman, pourrait ne pas être aux prochains Jeux olympiques de Tokyo (s’ils ont lieu, bien sûr). Le sprinteur américain vient d’écoper d’une suspension de deux ans pour avoir manqué trois contrôles.. Bien entendu, il va faire appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS). Pour sa défense, on se souvient qu’il avait notamment argumenté qu’il était allé faire ses courses. Ben tiens…

(sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest France, sites internet).

JHD

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