Hebdosports : le bon et le mauvais vélo…

Malgré la crise sanitaire, le Tour de France se déroule dans de bonnes conditions même s’il est parfois privé de public. Mais il y a quelques grincheux qui remettent en question la plus grande et plus populaire course cycliste du monde. Au point, pour certaines municipalités, de ne plus vouloir l’accueillir.

Dans le collimateur. Après Rennes qui a renoncé au grand départ de 2021, c’est au tour de Lyon de s’interroger sur l’accueil du Tour de France. Et sur l’épreuve elle-même. La capitale bretonne, sous la pression des élus Verts et par la voix de Nathalie Appéré, a eu pour argument que la Grande boucle était « rétrograde, sexiste » et générait trop de déchets et d’empreinte carbone. Du côté du Rhône, Grégory Doucet, nouveau premier magistrat de la capitale des Gaules, regrettait que le Tour continue « de véhiculer une image machiste du sport » vu qu’il n’y avait pas de Tour féminin…
Nous, on veut bien. Mais permettez-nous de nous étonner de telles critiques quant il est établi que le Tour, événement sportif de très-haut niveau, est un promoteur reconnu de la pratique du vélo tellement vantée par ces élus cités plus haut et par bien d’autres.A moins que ceux-ci considèrent, comme s’en amusait Aujourd’hui/Week End, qu’il y a un « bon vélo » qui lutte contre les voitures et un « mauvais vélo » qui rassemble les foules sur les routes et devant la télé…
On pourra encore s’interroger sur ces propos quand on connait son succès populaire, le Tour étant suivi par des millions de spectateurs et téléspectateurs, qu’ils soient fans de sport ou simplement attirés par la mise en valeur du patrimoine des régions françaises.

Chasse au plastique. Concernant la pollution, le Tour n’a pas attendu les remarques parfois acerbes des élus Verts pour adapter le mieux possible l’épreuve aux questions d’environnement. Bien sûr, le peloton jette encore des bidons. Mais qu’on ne s’inquiète pas, les fans, chasseurs de  »trophées », sauront les récupérer. Dans la caravane publicitaire, la chasse est désormais faite au plastique et « seuls les produits alimentaires pouvant être emballés avec cette matière » sont distribués aux collectionneurs de gadget (des goodies) en tous genres est-il précisé dans Aujourd’hui (11 septembre). En outre, les organisateurs ont mis en place des zones parfaitement signalées où les coureurs peuvent se débarrasser de leurs déchets, ces derniers étant récupérés par des équipes dédiées après le passage de la voiture balai.
Et pour le long cortège des voitures officielles de la course, sachez qu’Amaury Sport Organisation (ASO), aligne quarante véhicules hybrides. « Trois voitures 100% électriques », dont celle du directeur de course, ont en outre suivi l’étape Gap-Privas est-il encore précisé dans le quotidien national. Pour les spécialistes, il s’agit du SUV Enyaq iV qui sera commercialisé à la fin du Tour et qui possède trois gammes d’autonomie, de 140 à 500 km…. Fermez la parenthèse !

Machisme, sexisme ? Bof ! Voilà pour l’environnement. Quant au premier magistrat lyonnais et ses critiques d’un Tour machiste, il aurait dû réviser l’histoire cycliste et constater que Jeannie Longo et Maria Canins ont, dans les années 90 (certes, c’est loin), remporté le Tour de France féminin, qu’ASO organise depuis 2014 La Course by le Tour mais encore La Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège et que la création d’un Paris-Roubaix pour ces dames est dans les cartons. Pour ce qui concerne un Tour féminin, Christian Prudhomme a expliqué sur RMC que la parité n’avait rien à voir et que s’il n’existait pas, c’était avant tout pour des raisons de « rentabilité économique ». On n’en rajoutera pas sur l’aspect « sexiste », la remise des bouquets faisant partie de la tradition cycliste (quand la miss méritante du village faisait la bise au vainqueur) et, pardonnez-nous cet argument simpliste, ne faisant de mal à personne.

Fierté et patrimoine. Ainsi donc, ces deux grandes villes rechignent à accueillir le Tour de France. D’autres suivront peut-être. Qu’à cela ne tienne. Cela n’empêchera pas le Tour de France d’exister et les organisateurs de dénicher de nouvelles ouvertures avec des villes plus petites qui seront fières d’accueillir la plus grande course du monde ou des sites particuliers qui en profiteront pour promouvoir la richesses de leur patrimoine touristique, historique et culturel. C’est aussi ça la défense de l’environnement.
Ah, au fait, pour conclure, sachez que le maire de Lyon est quand même allé à l’arrivée de la 14e dans sa ville, qu’il a trouvé « sympa et impressionnant » de voir les coureurs rouler à de telles vitesse et, pour finir, qu’il est monté sur le podium pour la remise de maillot du classement par points, le Vert bien sûr, sponsorisé par… Skoda !

A part çà…

Amabilités. Tout le monde le voyait élu. Mais Michel Denisot a dû s’incliner devant Vincent Labrune à la présidence de la Ligue professionnelle. En fait, ce qui a penché en faveur de l’ex-président de l’OM, c’est que l’ex-présentateur du Grand Journal sur Canal était soutenu par les deux poids lourds le Qatarien Al-Khelaïfi et le Lyonnais Aulas qui font la pluie et le beau temps sur le foot pro. Revanche des « petits ». En tout cas, les réunions de la Ligue, ça promet. Souvenez-vous, quand Labrune était à la tête de l’OM, Aulas l’avait traité de « guignol » et le Marseillais lui avait répondu qu’il était « rétrograde ». En autres amabilités. On attend les prochaines…

Divorce. Selon un journal brésilien, le contrat était de 87,5 millions sur quinze ans. A l’époque de la signature, Neymar n’avait que… 13 ans ! Quinze années plus tard, Nike et la star parisienne ont mis fin à leur union. Il se dit que les contacts de l’attaquant sud-américain avec Puma serait à l’origine de la rupture. On peut aussi imaginer que ses blessures à répétition dson mode de vie, son affaire de viol présumé, le feuilleton de son faux-départ de Paris et ses déboires avec le fisc espagnol n’ont pas joué en faveur de Neymar.

Avantage et handicap. Double championne olympique (2012 et 2016) du 800 m, Caster Semenya ne pourra pas défendre son titre à Tokyo. Hyperandrogène, elle a un taux de testotérone comparable à celui des hommes qui lui donne une supériorité manifeste a confirmé le Tribunal fédéral suisse . Du coup, la Sud-Africaine va reporter ses ambitions sur le 200 m. C’est plus court mais pour la testo, c’est kif-kif… Alors, va-t-on encore l’interdire de piste… A moins qu’elle n’aille en handisport. Oui mais bon, son avantage en valide qui est aussi un handicap sera également un avantage. A moins qu’on ne crée une catgorie handicap-avantage ou avantage-handicap, c’est comme on veut.

Mystère. En se trainant loin des premiers en fin de peloton de Tirreno-Adriatico, Chris Froome entretient le mystère. Soit le quadruple lauréat du Tour n’en a plus rien à f… et fait « payer » à Ineos d’avoir été privé de Tour, soit il n’a pas retrouvé ses moyens de quadruple vainqueur du Tour. Réponse dans la Vuelta. Mais s’il s’agissait de méforme persistante après son grave accident du Dauphiné 2019, Israël Start-Up Nation qui l’a engagé avec 5 millions d’euros à la clé pourrait s’en mordre les doigts…

(sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, sites internet).

JHD

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