Vivre sans voiture : quel pied !

Ils nous regardent avec des yeux écarquillés. « Vous n’avez pas de voiture ! Mais vous êtes fous ! Comment faites-vous pour vous déplacer, pour vos boulots, courses, loisirs, vacances ? »

C’est pourtant simple : nous habitons en ville, à un quart d’heure à pied de la gare, à 20 minutes à pied du marché de la place Billard, à 25 minutes à pied du cinéma. Ma compagne pédale 20 minutes pour rejoindre son lieu de travail. Moi, je suis un privilégié : seulement deux minutes… Et en cas de pluie, nous enfilons un jeu de vêtements imperméables, haut et bas.

Nous faisons nos courses à pied ou à vélo. Terminé le remplissage hebdomadaire du coffre de la voiture. Nous utilisons les sacoches des bicyclettes ou notre caddy à roulettes, en deux virées maximum par semaine, ce qui est salutaire pour notre santé et notre hygiène de vie. Bien sûr, il peut se produire des imprévus – rares -, alors nous sollicitons des voisins et des amis qui se font un plaisir de nous prêter un véhicule automobile.

Pour nos temps de loisirs et de vacances : train ou covoiturage. Nous jonglons grâce à Internet pour dénicher les plans les plus économiques. C’est rarement le train qui gagne…

Au final, depuis presque deux ans, nous vivons une sorte de délivrance. Et nous économisons 3 000 euros par an, tous frais inclus (amortissement du véhicule, entretien, essence et assurance).

Gérard Leray

5 Commentaires

  1. De retour de Tours où comme à Grenoble les places de stationnement cèdent peu à peu la place aux arbres ou aux pistes cyclables j’ai constaté que la présence du vélo avait sensiblement augmenté, d’autant que les parcours automobiles en ville sont bien contrariés (ça s’appelle la politique). En revanche même constat partout, en neuf comme en occasion c’est la pénurie de bicyclettes : effet-ciseau entre l’augmentation de la demande liée aux difficultés d’emprunter les transports en commun et la rupture de l’approvisionnement chinois. Même si certains vélos sont assemblés en France, l’essentiel de leurs composants vient du pays du soleil levant ! Encore un sujet de relocalisation industrielle…….et une chance de reconversion pour les travailleurs du « monde d’avant ».

  2. Sans voiture. Et sans vélo, aussi… Quelqu’un a ouvert la grille du jardin, et est reparti avec le vélo qui était visible de la rue… Pour l’instant, pas moyen de le remplacer : les 3 R sont dévalisés, le commerce de centre ville est vidé. Restent les pieds -moins vite, moins loin, donc. Mais l’expérience est intéressante : on contemple à loisir la situation globale. Combien de voitures pour un seul vélo? Cent, deux cents, trois cents? Davantage? On se décourage de compter. En ce domaine, le monde de maintenant (celui que l’on a failli nommer « le monde d’après ») semble mettre les bouchées doubles : il n’a jamais circulé autant de bagnoles, et des neuves,des rutilantes. Pour nombre de bipèdes, le pied, c’est encore, prioritairement, celui de l’accélérateur.

  3. Le vélo est une formidable aventure quotidienne et qui demeure vélorutionnaire !
    Le vélo (qui serait né de l’esprit d’un Léonard de vinci) est l’une des plus géniales inventions de l’homme tant il sert l’intérêt individuel (alimente son esprit de liberté, entretien sa santé et ménage son portefeuille) est aussi le mode de déplacement qui coûte le moins à la société.
    Les Néerlandais l’ont bien compris quand il leur fallut redéfinir un nouveau modèle de développement après le raz de marée dévastateur de 1953. Ce n’était pourtant pas inné chez eux d’adopter le vélo comme mode quotidien et on ne peut pas dire que les conditions météo étaient propices à un tel revirement. Pourtant ils l’ont fait et de manière plutôt exemplaire.
    Pendant ce temps, les Français rivés dans le tout bagnole des Trente glorieuses ont choisi une autre voie. L’industrie française du cycle (plusieurs fleurons mondiaux à la pointe de l’innovation) périclitèrent ou abandonnèrent la filière.
    Aujourd’hui, votre cadre vélo est taïwanais, les composants sont japonais, l’assemblage est au mieux réalisé dans unes des dernières PME françaises pour défendre quelque cocarde.
    Rien n’est perdu cependant. Le français redécouvre la noblesse et les avantages du vélo.
    A ce propos et à titre anecdotique, Rustines qui en a dépanné plus d’uns, se trouve 102, rue Percheron 72340 La Chartre-sur-Le-Loir, tout au bord de la véloroute nationale n°47 « La vallée du Loir à vélo » qui démarre à la source du Loir à St-Eman (8 km en amont d’Illiers-Combray). Cela peut prêter à sourire mais nos amis bataves qui en connaissent un rayon ont nominé en 2017 et en 2020, la vallée du Loir à vélo parmi les meilleures véloroutes européennes.
    C’est fou comment on ne se rend pas compte des pépites si proches de nous.

  4. Et aussi, outre des économies de stationnements, pas d’encombrement de l’espace (ni de trottoir aménagé !), moins de pollution … What else ?

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