Mobilités grenobloises

La ville de Grenoble est administrée depuis 2014 par une majorité écologiste dirigée par Éric Piolle, équipe réélue lors des dernières élections municipales. Ce premier mandat permet de mesurer ce qui peut être fait en six ans dans une petite métropole régionale équivalente à Orléans.

Dans un site très soumis à la pollution atmosphérique (la ville occupe une cuvette cernée des massifs de la Chartreuse et de Belledonne et du plateau du Vercors), la diminution de la place de la voiture individuelle est primordiale. Pour cela, la création de parkings publics a été limitée, les voies circulables ont été réduites et les parcours rendus plus sinueux qu’à vélo ou en transports en commun. Toutefois, les élus locaux ne pouvant pas tout maîtriser, l’autoroute qui traverse l’agglomération est en cours d’élargissement sur une partie de son tracé…

Les transports en commun organisés à l’échelle de l’agglomération se répartissent entre cinq lignes de tramway et un réseau de bus assez dense souvent en site propre dans les zones les plus peuplées. Toutes fonctionnent jusqu’à 1 ou 2 heures du matin et la fréquence de passage dans les villes périphériques oscille entre dix et trente minutes selon les heures et les jours ! En cas d’alerte-pollution, le titre de transport (1,45 € par dix unités) est valable pour toute la journée, sinon il permet tous les changements dans un délai d’une heure.

La partie la plus spectaculaire du sujet concerne les déplacements à vélo (multipliés par six les cinq dernières années). Tout est fait pour faciliter la vie des cyclistes : sécurité et rapidité sont au rendez-vous, ce qui limite d’ailleurs les incivilités parfois décriées chez les usagers du vélo. Pour avoir parcouru la ville à vélo et en famille, je peux en attester, au point de laisser mes enfants s’y déplacer sans moi.

• Axes CHRONOVELO continus à travers l’agglo avec double-voies,
• 12 000 places de stationnement dont 500 places sécurisées dans les parkings publics du centre-ville,


• boxes de stationnement verrouillés installés notamment à proximité des stations de tram de périphérie,


• Souci de continuité des voies cyclables limitant les bordures à franchir,
• Signalisation directionnelle spécifique pour les parcours vélos,
• Lorsqu’une partie de la chaussée est neutralisée par des travaux, les voitures sont déviées, pas les vélos !

Cerise sur le gâteau, dès que le rapport numérique voitures/vélos se rééquilibre, les automobilistes s’habituent à la présence cycliste continue, ce qui instaure un climat de sécurité accru, surtout quand le conducteur pédale aussi à ses heures…

À Chartres, tout reste à faire pour les vélos afin passer de la promenade le long du « plan vert » au déplacement à travers de l’agglo : ne perdons plus de temps !

Un lien pour en savoir plus : « La vibrante envolée du vélo à Grenoble »

Jean-François Bridet

1 Commentaire

  1. Tout reste à faire à Chartres et dans son agglo.
    Juste à Chartres, quand bien même des aménagements cyclables ont été réalisés sur certains axes, ils aboutissent généralement sur des places pas du tout conçues pour les cyclos (Epars, Sémard, Drouaise, Morard, St-Michel…). Je sue à chaque fois que je dois les traverser et hors de question de les emprunter avec les enfants tant ce sont des pièges redoutables.
    Un plan vélo à Chartres doit commencer par le traitement de ces places !

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