Hebdosports : divorce à l’anglaise

Les fans de sport doivent encore patienter avant la reprise des vraies compétitions et de vibrer de nouveau dans les tribunes, sur les routes ou à la télé. En attendant, on patiente et on « regarde » l’actualité sportive par le petit bout de la lorgnette…

On peut penser ce qu’on veut de Chris Froome, que c’est c’est un coureur robotisé, qu’il est trop gentil pour être honnête, que sans équipier il n’est rien, que son style n’a rien d’orthodoxe… Il n’empêche, le bonhomme n’a pas remporté quatre Tours de France par hasard et peut être considéré le meilleur coureur du Tour des années 2010.
Mais voilà, chez les ex-Sky devenus Ineos, pas de place pour les sentiments. En clair, à 35 ans, Froome a fait son temps et n’a aucune assurance d’un pédalage retrouvé après sa grave blessure. Et puis surtout, il y a Egan Bernal, 23 ans, vainqueur sortant du Tour, promis à un très grand avenir et donc promu « number one » de la Grande Boucle. On comprendra donc mieux que le quadruple lauréat, relégué équipîer, ait décidé de quitter la formation britannique qui a fait sa gloire et rejoindra la saison prochaine les rangs de la toute jeune équipe Israel Start-Up Nation dans lequel il jouera le rôle d’ambassadeur de l’état hébreu dans le sport. Une fin de carrière en douceur et probablement bien lucrative…
Mais en attendant, ce divorce à l’anglaise d’avec Ineos et son directeur sportif , le Gallois Dave Brailsford (avec lequel l’entente n’était que de façade…) nous autorise à quelques interrogations. Comment Froome se comportera t-il au sein de l’équipe ? Compte-tenu de sa rancoeur, jouera t-il le jeu de l’équipier sans rechigner ? Quelle sera sa position en cas de défaillance de Bernal ? Sera t-il privilégié par rapport à Gerraint Thomas ? Suivra t-il les consignes d’équipe à la lettre ? Aura t-il le champ libre pour une éventuelle escapade ? Loin de nous l’idée de douter de la loyauté de Chris Froome réputé dans le peloton pour son amabilité, son respect de l’adversaire et sa droiture. Mais voilà, dans tout gentil, il y a un « malin » qui sommeille…

Samba. Après Jean-Michel Aulas, c’est au tour du directeur sportif brésilien de Lyon d’allumer. Dans un entretien au journal britannique The Guardian, Juninho s’en est pris à Neymar qu’il dit être le reflet de l’éducation des footballeurs du Brésil où « on nous apprend à nous soucier que de l’argent (…) Au Brésil, c’est une culture d’avidité. (…) Il (Neymar) est venu juste à cause de l’argent. Le PSG lui a tout donné, tout ce qu’il voulait et maintenant il veut partir avant la fin de son contrat. » Des affirmations qui n’ont pas plu du tout à Leonardo, son homologue parisien : « Nous (au PSG), on ne parle pas de l’OL et je demande à l’OL ne de pas parler de nos joueurs et de notre club. » Version foot de la samba…

« A poil ». Pas sûr que l’ex-Bleu et attaquant vedette de l’OM et du Bayern reste à la Fiorentina où il avait signé pour conclure une carrière bien remplie. Au retour d’un match à Parme, Franck Ribery a retrouvé sa maison dévastée. « Je ne cours pas après les millions, je continue de courir après le ballon car le football reste ma passion. Mais la sécurité de ma famille (qui n’était pas là, heureusement) passe avant tout. » Et de conclure dans son parler imagé : « J’ai l’impression d’être à poil, d’avoir le froc baissé et ça, je ne peux pas le supporter. »

Barjot. 180 kilomètres, 14 000 mètres de dénivelé, deux chiffres qui en disent long sur la monstruosité du GR20, le plus difficile des parcours d’ultratrails. Troisième chiffre : 32h32, le temps réalisé par le Français Xavier Thévenard qui, malgré les nombreux supporteurs corses (« Un grand moment d’aide et de partage »), n’ a pas réussi sous le cagnard méditerranéen à battre le record de la traversée intérieure de l’île de Beauté (François D’Haene en 31h06). « Un véritable calvaire dans la caillasse » a-t-il conclu. Il se consolera pour avoir fait mieux que Kilian Jornet, le roi des ultratrails. Un vrai truc de barjot que de défier le GR20…

Rouge. On savait que le début de saison allait être difficile pour les Ferrari. Mais pas à ce point… Sur le circuit du Spielberg en Autriche où se déroulait le deuxième grand prix du championnat de F1, Sebastian Vettel et Charles Leclerc ont dû rentrer au stand d’entrée de course après s’être téléscopés dès le troisième virage. « J ‘ai fait le con », a avoué le pilote Monégasque. Rouge de honte…

Yoyo. Depuis qu’il est arrivé à Barcelone, Antoine Griezmann alterne les jours avec et les jours sans. Remplacé pendant un match, titularisé en fin d’un autre match, passe décisive et super but pour une troisième rencontre ; et enfin sorti prudemment sur une gêne musculaire… C’est pas au foot qu’il joue mais au yoyo…

L’erreur. En page 8 de L’Equipe du 13 juillet, papier d’ambiance sur le match de reprise du PSG au Havre. Avec 4 980 spectateurs, première rencontre en Europe avec du public. Deux photos dont une légendée « Le port du masque était obligatoire au stade Océane ». L’autre cliché, grand format, nous montre un débordement de MBappé devant une tribune de spectateurs sans distance et… sans masque. Cherchez l’erreur et vous trouverez peut-être le prochain « cluster ».

LA PHRASE de la semaine. « Les fonds d’investissements viennent faire de la rentabilité alors qu’ils n’ont à faire dans le football. Les ligues fermées, la Coupe du monde où tout le monde est qualifié, l’Euro pareil, les joueurs qui font leur carrière sur les réseaux sociaux, il ne me plaît pas ce football. » Christophe Dugarry qui n’a jamais eu la langue dans sa poche quitte le monde du football et son job de consultant sur RMC pour se resourcer en famille au Maroc. On aimait ou pas la verve de l’ex-international mais, c’est sûr, il va manquer dans ce monde du football trop polissé à son goût (Entretien dans L’Equipe avec Sacha Nokovitch, 11 juillet).

(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Corse matin, presse régionale, internet).

JHD

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