Chartres est sale…

Il n’y a pas que la qualité de l’eau qui se dégrade à Chartres. La propreté de la ville s’est sensiblement détériorée depuis la fin de l’hiver. Il suffit d’arpenter les rues autour de la cathédrale, de cheminer sur la butte des Charbonniers pour constater la propagation des immondices, des crottes de chiens et la divagation des rats. Heureusement que les touristes ne voient pas cela….

4 Commentaires

  1. La ville est sale, oui. Durant cette période de confinement ses salariés ont levé le pied ; on ne peut pas leur en vouloir. Les chiens sont sortis 15 fois par jour, à eux non plus on ne peut pas en vouloir. Par contre, on peut vraiment s’en prendre aux responsables. Les lanceurs de mégots, les abandonneurs de gobelets, les promeneurs de chien, connaissent les lois. C’est juste qu’ils s’en moquent, pas vu pas pris. Après les leçons de morale il est impératif de faire appliquer la loi et de dresser les amendes prévues. Qui casse paye, normal.

  2. Certes, « heureusement que les touristes ne voient pas cela » mais ils vont le voir car ils vont revenir, non ? A moins que la saleté actuelle (crottes de chiens que l’on sort souvent, en ce moment, masques, gants, canettes..) soit liée, justement, à l’absence des touristes ? Peut-être la municipalité estime-t-elle que les Chartrains sont responsables de leurs déchets et que donc, ils doivent assumer collectivement l’incivilité de quelques indélicats ? Si c’est le cas, mauvais calcul, le laisser-aller entraîne dans une spirale de déresponsabilisation.
    A la veille du déconfinement, s’ajoute aux multiples images d’une ville de plus en plus sale, la perspective de retrouver une ville embouteillée et polluée avec le retour de la sacro sainte voiture. De nombreuses communes ont anticipé en élargissant les zones cyclables : à Chartres rien de la sorte, vite revenons en arrière ! Faisons comme si rien ne s’était passé, c’est plus confortable de retrouver l’état d’origine que réfléchir et proposer des modèles nouveaux, écolos-responsables. Chartres la belle endormie va retomber dans sa torpeur, à moins qu’une dynamique citoyenne l’oblige à se réveiller.

  3. Ce n’est pas un sujet agréable -merci à Cactus de le mettre, si je puis dire, sur la table. Depuis tous ces mois où nous avons parcouru la ville en tout sens (pas en 4-4, mais à pied ou à bicyclette), force a été de constater le laisser-aller et le manque de civilité. On peut, immédiatement, incriminer l’incivilité (toujours celle de l’autre), c’est facile. Plus difficile : pourquoi ce manque de respect de la ville et de soi? Plusieurs causes possibles : les déchets, c’est « comment s’en débarrasser », avec le moindre effort, dans l’urgence, quelle que soit la nuisance -pas vu, pas pris. Dans ce qui s’appelle une commune, il est utile de faire un peu de pédagogie, de faire préférer la beauté à la laideur, la nature à l’artificialisation. Nous avons le revers des choix opérés depuis l’Hôtel de Ville : grandes surfaces, consommation,tourisme à gogo(s). Au lieu de réfléchir collectivement sur la production et l’abandon plus ou moins clandestin de canettes, papiers gras, bouteilles plastique, matelas, écrans d’ordinateurs périmés, on a répandu des … containers enterrés partout, y compris dans ce qui aurait pu devenir les plus jolies placettes de la ville. Même Charles Péguy, face à la chapelle Saint-Eman, pensez!, a eu les siens. Pauvre Charles, ses vers mystiques célébrant Notre-Dame de la Beauce … Une faute dont on ne se remet pas. Qui n’empêche pas la réélection. Je vide mon sac, pensera-t-on -mais pas ma poubelle, cela jamais. Il me revient que le maire aujourd’hui réélu s’est encore vanté dans une réunion électorale récente de faire fouiller lesdites poubelles, à la recherche des fauteurs d’ordures. Beau résultat. Tant qu’on n’en finira pas avec cette spirale du jetable, et avec ce manque de respect pour une ville qui est en danger de devenir sans âme, cela continuera. Seul remède : qu’elle redevienne la cité, celle des gens qui l’habitent pleinement et, associés à sa prospérité (qui n’est pas sa richesse en milliers d’euros), responsables de son caractère vivant, la rendent enviable comme leur propre jardin ou leur maison.

  4. Reste à savoir à qui la faute : la municipalité qui a assoupli le service de nettoyage pour ses employés ?
    les propriétaires de chiens indélicats malgré le nombre de canisites ? les incivilités des gens qui jettent tout et n’importe quoi sur la voie publique, même à proximité des poubelles de rue ?

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