L’inquiétante dégradation de la qualité de l’eau potable dans l’agglo

Cactus publie les résultats des analyses de qualité d’eau effectuées le 12 mars 2020 dans l’agglomération chartraine.

Première analyse, au niveau de la station de pompage au lieu-dit des Trois-Ponts à Chartres :

« Eau brute conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l’ensemble des paramètres mesurés. On observe de nombreux pesticides (27) ainsi que des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). L’usine de traitement était à l’arrêt le jour de ce prélèvement. Des analyses devront être réalisées avant toute nouvelle mise en route de l’usine. »

Autre analyse, le même jour, à la station de pompage de La Saussaye :

« Eau brute utilisée pour la production d’eau d’alimentation de qualité chimique non conforme aux limites de qualité en vigueur en raison de dépassements des limites réglementaires pour le paramètre ESA-metazaclhore et perchlorate. La dilution avec l’eau des forages de Francourville et Prunay-le-Gillon permettent de s’affranchir des difficultés liées aux pesticides. On observe également la présence d’atrazine, atrazine déséthyl, simazine à des concentrations inférieures à la limite de qualité de 0,1ųg/l. »

On mélange l’eau pourrie avec de l’eau potable, et le tour est joué…

4 Commentaires

  1. https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://www.lechorepublicain.fr/chartres-28000/actualites/la-scael-depasse-le-milliard-deuros-de-chiffre-daffaires-pour-sa-campagne-cerealieres-de-2018_13709683/&ved=2ahUKEwj-jo_W56PpAhXF7eAKHWDkADMQFjAPegQICBAB&usg=AOvVaw0sFJfSZWt3m9VfvKkGNZd
    Et extrait de cet article, sans commentaire supplémentaire
    nécessaire : « Que pensez-vous du débat sociétal actuel sur la place du glyphosate dans les champs ? Les agriculteurs manquent de visibilité sur ce dossier. Ce qui provoque de vraies inquiétudes. Les réunions de la Chambre d’agriculture et son président Éric Thirouin, sur l’agribashing en témoignent. Chaque erreur commise nous mène sur un cycle de trois ans pour la surmonter. En plus, avec le glyphosate, on oppose deux agricultures, celle de conservation qui utilise les désherbants, à l’agriculture biologique. On ne va pas remettre les charrues et les tracteurs dans les champs et dégrader le bilan carbone de nos champs. »

  2. https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/eau-potable-encore-trop-pollutions-centre-val-loire-1745001.html
    http://www.eure-et-loir.gouv.fr/content/download/9955/69323/file/PAOT.pdf
    En quelques secondes, j’ai trouvé ces deux liens concernant l’état de l’eau en Eure et Loir, datant de 2014 et 2019. Et j’aurais pu en trouver bien d’autres, plus anciens, plus récents. Cela fait des décennies que cela dure, que l’on en parle dans de savants rapports. Et puis… Rien!!
    On retrouve encore aujourd’hui dans l’eau du robinet des traces d’atrazine, un herbicide de synthèse très dangereux, massivement utilisé sur le maïs depuis les années 60, et interdit depuis 2001 !!
    Le lobby agricole eurélien ( et bien au-delà des limites départementales ) représente un tel poids économique et politique que personne, de l’élu local jusqu’au sommet de l’état, ne veut y toucher. La FNSEA, « bras armé  » de l’agriculture industrielle, veille au grain et défend sans réserve l’utilisation de la chimie.
    Pire, la quantité de produits phytosanitaires pour l’agriculture utilisée en France a augmenté de 25 % entre 2011 et 2018.
    Aujourd’hui, on mélange l’eau pourrie avec de l’eau potable, mais bientôt, nous serons contraints de mélanger l’eau pourrie avec … l’eau moins pourrie.
    L’eau devrait être un bien public. Or, ce sont des multinationales comme Veolia et Suez, qui gèrent l’assainissement et la distribution, qui fixent les prix et qui mettent en avant l’assainissement pour augmenter les tarifs. Suivant le principe pollueur/payeur, l’agriculture industrielle devrait mettre la main au porte-monnaie concernant l’assainissement.
    Mais au delà, cette agriculture est-elle prête à remettre ses pratiques en question tant qu’elle sera « accompagnée » par une industrie chimique qui ne lâchera pas facilement ce pactole ?

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