Hebdosports : une bonne piqûre de rappel

Ils l’ont déclaré sur les terrains et dans les salles, ils l’ont lâché en zone mixte ou en conf’ de presse, ils l’ont écrit dans la presse, ils l’ont dit sur les antennes, on l’a vu ou entendu à la télé : l’actualité sportive vue au travers des mots et d’un autre œil.

Revenus sur terre. « Le temps dira si ce rêve de Grand Chelem envolé est un bien pour un mal, un genre de vaccin contre les enflures prématurées du bulbe et un de ces regrets tenaces qui vous tiennent lieu de balise sur la route des jours meilleurs. » Franchement, il n’y a pas meilleur observateur que PMB (Pierre-Michel Bonnot) pour traduire le sentiment de l’amateur de rugby après la décevante défaite du Quinze de France en Ecosse. On reviendra pas sur les événements contraires (cartons jaune et rouge, sortie prématurée de NTamack , blessure de Chat à l’échauffement…) qui ont empoisonné les Français pendant quatre-vingt minutes. Mais bon, après les deux victoires probantes contre l’Angleterre et surtout au Pays de Galles, le monde de l’ovalie hexagonale a eu tendance à se laisser à un optimisme béat et à rêver de Grand Chelem. Il fallait s’en méfier. A raison : les Ecossais n’avaient-ils pas battu les Français en préparation au Mondial ? Certes, ce n’était pas le même Quinze bleu, mais l’histoire aime à se répéter… Voilà donc les troupes de Fabien Galthié redescendues sur le plancher des vaches. Finalement, le Quinze du chardon a sorti ses épines au bon moment et là où ça faisait mal. Jugez en : depuis le début de l’ère Galthié, on a vanté l’efficacité de la défense. Certes : mais en quatre matches, les Bleus ont quand même encaissé dix essais, c’est beaucoup ! Dans le domaine de l’attaque, le constat est un peu similaire : contre l’Ecosse, les temps forts n’ont pas été concrétisés parfois par manque de patience, et l’animation offensive a été trop irrégulière notamment dans le jeu au pied ; il est vrai que la patte de Ntamack a singulièrement manqué. Enfin, et c’est un peu récurrent, les Français ont été trop souvent sanctionnés (sept pénalités en première période plus deux bras cassés en mêlée), n’ont pas su maîtriser leurs nerfs face aux provocations travaillées et quelque peu sournoises des Ecossais (un jaune et un rouge c’est beaucoup à ce niveau), se sont oubliés sur quelques chandelles et ont encaissé juste après avoir marqué…
Alors oui, malgré la déception engendrée chez des Ecossais toute de même inférieurs aux Anglais, Gallois et Irlandais, tout cela additionné, permettra, il faut leur souhaiter, aux troupes de Fabien Galthié, Raphaël Ibanez, Shaun Edwards et Charles Ollivon de se remettre la tête à l’endroit, de laisser le « melon » mûrissant de côté et de reprendre la route de l’humilité et du progrès. En clair, ce voyage en Ecosse a servi au bon moment de piqûre de rappel (ça sert toujours par les temps qui courent…) remettant au goût du jour le fameux « Rien n’est jamais acquis », ce qui est tout de même plus rassurant que les encourageants défaites d’il y a encore quelques mois. Le mot de la fin sera encore celui de PMB (L’Equipe 9 mars) : « Franchement, c’est rageant parce que tout été réuni pour s’éviter ce douloureux flash-back sur le rugby de pissotière que l’équipe de France nous a servi une décennie durant. »

Hommage. « C’était le gars le plus gentil, le plus heureux que je connaissais. Il croquait la vie à pleine dents. » Il n’avait pas eu une grande carrière cycliste, plutôt équipier modèle. Mais il s’est ensuite révélé comme un excellent directeur sportif qui plus est dans la meilleure équipe du monde, Sky devenue l’année dernière Ineos. Chris Froome, a rendu hommage à Nicolas Portal décédé d’un infarctus à seulement 40 ans et avec lequel il a gagné quatre fois le Tour de France…

Musique. « Quand un coureur sort d’une longue préparation et met ses premiers dossards, la forme est présente et ce qu’il recherche, c’est du réglage. Un peu comme une guitare. On tend les cordes mais il faut le faire dans le bon sens pour trouver le bon ton. Ce qui va se passer c’est qu’ils vont se désaccorder pendant trois semaines. » Directeur de la performance chez Groupama-FDJ. Frédéric Grappe, a décrit en quelques notes le problème que rencontreront les coureurs retenus et consignés dans leur chambre après une alerte au Covid-19 lors du tour ( interrompu) des Emirats Arabes Unis…

Confiance. « Avec notre brillante deuxième mi-temps, nous allons aborder ce rendez-vous européen avec beaucoup de confiance. Notre semaine cruciale commence fort. Je signe pour perdre 6-7 à Paris. » Après le succès (2-1) de Dortmund à Moenchengladbach dans le match au sommet de Bundesliga, Lucien Favre était tout heureux de voir son équipe reprendre la place de dauphin du Bayern à son adversaire du jour derrière. Et de faire le plein de confiance avant le voyage au Parc contre le PSG. Epilogue mercredi soir…

Calvaire. « Quand on voit que les autres devant s’échappent alors qu’ils ne partent pas très fort, on se dit que ça va être un calvaire. » Et de fait, la mass-start de l’étape de République Tchèque de la coupe du monde de biathlon fut un calvaire pour Martin Fourcade et les Français (excepté) qui, malgré des excellents scores au tir, sont resté collés sur la piste, la faute à un fartage complètement raté.

LA phrase. « Dans un premier temps, on va éviter de signer des autographes, on n’est pas fous non plus, mais si l’un de mes gars gagne, on va quand même s’embrasser, et ce sera de bon cœur. Même si c’est interdit. » Le sport cycliste n’a pas échappé aux règles d’hygiène pour empêcher la propagation du coronavirus : pas de contact avec le public, conférences de presse sur écran, bises et poignées de mains pas recommandée entre acteurs du peloton, etc… Il n’empêche : une victoire étant toujours bonne à prendre, Marc Madiot, directeur sportif de Groupama-DJ, la saluera comme il se doit. Au diable, le virus…

(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourdhui, sites internet).

JHD

 

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