Alerte, le centre-ville de Chartres se meurt !

Comment tuer le commerce du centre-ville en neuf leçons par le maître des lieux :

1 – réduire au maximum les places de stationnement en surface

2 – multiplier les parcmètres et pratiquer des tarifs élevés

3 – déléguer la gestion des parkings souterrains à QPark avec des tarifs élevés

4 – ne pas augmenter la fréquence des bus payants

5 – ne rien faire pour réduire les embouteillages

6 – ne pas faciliter la circulation des vélos et limiter leurs possibilités de garage

7 – instaurer un climat de peur pour faire taire toute « réclamation » des commerçants

8 – laisser les propriétaires libres de fixer le montant des loyers

9 – créer de nouveaux centres commerciaux hors du centre-ville

Donc, au delà du e-commerce, la tendance est de s’approvisionner en périphérie du centre-ville où le stationnement est gratuit et où l’offre se diversifie. En semaine les rues du centre-ville sont de plus en plus désertes, faute de fréquentation des commerces.

Pourtant des alternatives existent :

1 – augmenter les places de stationnement « minute »
Pour permettre de déposer ou retirer un courrier, d’acheter une baguette de pain, de retirer de l’argent, d’attendre une personne lourdement chargée…

2 – réduire les tarifs des parcmètres avec, par exemple, une première demi-heure gratuite

3 – ne plus déléguer la gestion (coûteuse) des parkings souterrains et créer des parkings de dissuasion en périphérie des boulevards reliés au centre-ville par des transports publics gratuits.

4 – augmenter la fréquence des bus et instaurer leur gratuité

5 – trouver des solutions intelligentes pour limiter les bouchons
Exemple du passage des piétons entre la place des Épars et la rue du Grand Faubourg : ils sont prioritaires d’où les longues attentes des automobilistes, les heures perdues et une augmentation de la pollution. Mettre un agent de la circulation ? un feu « piéton ?

6 – créer et aménager des pistes cyclables facilement praticables et multiplier les dispositifs d’attache des vélos

7 – écouter les revendications des commerçants et en tenir compte

8 – inciter les propriétaires à réduire leur loyer
A part les franchises, il y a de moins en mois de commerces indépendants qui peuvent s’installer en centre-ville et survivre…

9 – ne plus créer de centres commerciaux périphériques

Il ne s’agirait pas de supprimer totalement la voiture (dont certaines personnes ne peuvent se passer) mais de réduire son impact au maximum. La survie des commerces du centre-ville dépend encore de la voiture. Il faut favoriser son approche et faciliter « le dernier kilomètre ».

Aujourd’hui la situation du commerce du centre-ville est alarmante : les chiffres d’affaires sont en berne, une cinquantaine de magasins sont à vendre et ne trouvent pas preneur.

Mais qui vous savez s’en moque, attribue une subvention de 100 000 € à une association « docile » et a le culot de promettre 4 000 habitants de plus dans les logements qui seront rénovés au dessus des commerces du centre-ville d’ici 10 ans !

Il faut absolument réagir et vite : commerçants et habitants de Chartres et alentours, mobilisez-vous pour retrouver le plaisir de déambuler en centre-ville, apprécier la richesse d’une offre commerciale diversifiée ou tout simplement faire des rencontres !

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3 Commentaires

  1. Qu’est ce que JPG ne comprend pas dans la notion de « centre ville »?. Notre édile, a décidé que le plateau « nord-est » doit faire partie du périmètre concerné par cette opération. Des commerçants (apparemment non « dociles ») lui ont adressé une demande de recours gracieux, concernant cette décision. Devons nous penser que l’argent public (nos impôts) doit satisfaire l’égocentrisme de ce Monsieur?

  2. peut-être aussi avoir la volonté de maintenir une mixité de population c’est à dire une part populaire en CV. Entre loyers prohibitifs et produits à tarif massue en vitrine (un jean à 120 €, une paire de pompes synthétiques à 210 balles, un pull m^m pô cachemire à 18 sacs et une doudoune à 650 patates, mon tour du Bois Merrain a été vite fait. Ce n’est plus dans mon budget au point de presque pardonner à QckPrk de me demander l’aumône pour 5,80€ (nous sommes venus en famille, presque en touristes, histoire que les enfants aient encore un goût de la Ville). Ce fut jour de fête ce jour là, mais comme pour Noël, ce sera une fois par an. Pour le reste de l’année, nous avons d’autres modes d’approvisionnement, de convivialité, de découvertes (le Centre-ville de Chartres n’étant vraiment pas le centre du monde, juste une préfecture administrant un désespoir, un trou de balle provincial comme il s’en meurt un peu partout). La vie est ailleurs…

  3. Nous n’allons plus à Chartres , la cause le prix du parking et il faut aussi le dire le comportement de certains commerçants tres intra muros donc pas sympa pour les ruraux!!!
    Mais aussi car M. le Maire avec ses projets pharaoniques et son comportement odieux avec tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui nous horripile, il suffit de visionner les conseils municipaux., aucun respect pour ses contradicteurs.
    Bref Les commerçants de Chartres ne feront pas fortune avec nous et nous vivons tres bien sans Chartres.

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